05-05-2015- Communiqué de presse

Le Grand Prix Guyader reste à terre

Pas de course en baie aujourd’hui, les marins sont restés au port de Tréboul, ça soufflait trop fort et la mer était très mauvaise. Le village de la CCI Quimper Cornouaille a donc accueilli tout ce beau monde, l’occasion pour terriens et marins de déguster ensemble les produits 100% saveurs de Cornouaille et également de s’initier à la cuisine gastronomique grâce à des démonstrations culinaires proposées par des grands chefs. Un programme bien plus alléchant que celui de «déguster» en mer…

Enfin, nous inaugurons aujourd’hui une série de portraits réalisés par Dino Dimeo, ancien journaliste à Libération, baptisée ‘dans l’œil du Dino’. Le premier est consacré à Yann Kersalé.

Une baie impraticable ou presque…

Quarante cinq nœuds au Raz de Sein, 37 nœuds en baie de Douarnenez, sans parler des grains… La question ne se posait pas ce matin, c’est bien sur le plancher des vaches que les marins du Grand Prix Guyader allaient déposer bottes et cirés. Quelques Dragonistes intrépides ont malgré tout largué les amarres et bravé les éléments pour s’entraîner coûte que coûte. Toute la baie était alors à eux, déchaînée et magnifique !

Place aux plaisirs terrestres

Passée la frustration de ne pas pouvoir régater, les Dragonistes ont pu trouver un refuge convivial et confortable au village de la course où sont hébergés les partenaires du Grand Prix et les entreprises agroalimentaires locales. La déception a vite été balayée ! Outre les dégustations des produits de ces entreprises, deux fois par jour, des chefs de la région proposent de goûter leurs préparations, voire d’apprendre à les réaliser. A 11 heures, c’est Eric Stéphan du Bistrot du manoir de Hilguy à Plougastel St Germain qui était aux fourneaux pour le ‘produit du chef’. Au menu, Brandade de Cabillaud et de Haddock à la crème de petits pois et croustille de fruits exotiques. Après un cours de cuisine rondement mené et une mise en appétit certaine, place à la dégustation… A 16 heures, c’était au tour d’Eric Lavallée, chef de l’Iroise à Audierne de proposer sa poêlée de fraises au beurre de miel, crumble et espuma pistache. Pas fâchés d’être restés à terre les marins finalement…

Les enfants n’étaient pas en reste, sur le stand Guyader, le partenaire principal du Grand Prix, ils ont pu découvrir un produit spécialement conçu pour eux : Le Tarti’kids, un tartinable à base de Thon et de Kiri, réduit en sel et en graisse, ce qui correspond davantage aux goûts des enfants, et qui séduit aussi les parents du point de vue des apports nutritionnels. Les « petits » du Grand Prix ne se préoccupaient pas d’apport nutritionnel, tout à l’heure, sous la tente du village à l’heure du goûter, ils se léchaient les babines !

Dans l'oeil du Dino

 

A l'heure du Grand Prix Guyader: Douarnenez, ses dragons et ses dragonnes....

Yann Kersalé, puis la lumière fut.

Né à Paris (Seine)... presqu'une erreur sur son état civil : Pour Yann Kersalé, c'est par un hasard étrange qu'il n'ait pas vu le jour à Pouldavid ou à Ploaré. Casquette vissée sur une tête joviale mais parfois proche de celle d'une mule, ce plasticien lumière mondialement connu ne raterait pour rien au monde un Grand Prix Guyader. "Je me considère comme un intermittent de Douarnenez, plaisante-t-il. Je suis là une fois par mois. J'ai un atelier à Tréboul. En fait, je dirais que je ne suis jamais parti!" Aujourd'hui, l'artiste vit surtout à Paris, autour de son atelier de Vincennes. Et c'est en tant que bénévole qu'il s'est inscrit dans cette 26e édition. "J'ai fait 20 ans de Dragon en tant que numéro 1, dit-il. J'ai arrêté il y a cinq ans". Avec une certaine fierté, il revient sur les origines de cette semaine nautique, insistant sur les qualités et défauts de sa petite cité. "C'est une ville industrieuse et prolétaire qu'il a fallu faire évoluer, rappelle Yann Kersalé. Dans les années 70, quand on était gamins, on s'amusait même à perdre les touristes dans la ville. On a bien changé".

Mais tout n'a pas été facile. Douarnenez qu'il décrit surtout comme une ville de la Bretagne "littoraliste" a mis longtemps pour croire en cet événement. Tout a commencé suite à une initiative locale pour faire briller les Dragons, une série toujours vivace à cet endroit-là. "Dom Le Bihan, champion du monde de planche à voile, avait développé l'école à voile, c'est comme ça qu'on dit par ici, continue Yann. C'est là qu'on a tous appris la voile. En 1996, on a accueilli le championnat mondial, avec déjà cette notion de village éphémère et convivial. Ce furent les prémices de ce Grand Prix". Pour arriver à ses fins, la poignée de têtes brûlées commande une enquête pour prouver à la mairie qu'elle avait tort d'être aussi frileuse. "Il s'agissait de savoir combien de francs étaient prélevés dans les distributeurs de la ville, explique-t-il. Nous voulions également savoir comment se comportaient les réservations d'hôtel. Une chose était claire: les distributeurs étaient vides et les chambres d'hôtel pleines... On l'a mis sous le nez du conseil municipal et on a commencé à être appréciés!"

Aujourd'hui, Yann a 60 ans et jouit du succès de ce rendez-vous de mai. Sous le chapiteau blanc qui abrite la scène et les sponsors, il s'est aménagé un coin bar-restau réservé aux VIP. Quand il n'est pas dans son QG tamisé, c'est chez l'incontournable Hervé qu'on le croise, le verbe haut à expliquer que Douarnenez n'a pas son pareil dans le monde. Ancien marin pêcheur, docker à la criée, réparateur de vélo, technicien lumière pour les tournées de Little Bob à ses débuts, il chante les louanges de ce Finistère qui continue à le séduire. "En latin, ici c'est la fin de la terre.... pour les Gallois, qui parlent une langue très semblable au bigouden, c'est pen ar bed. Le début du monde.



 

 

04-05-2015- Communiqué de presse

Chassé croisé international à Douarnenez


Premier jour pour les uns, dernier pour les autres, les scènes ce succèdent au théâtre du Grand Prix Guyader. Alors que les bateaux de la course au large réalisaient leur dernière régate aujourd’hui, les Dragon ouvraient le bal de leur trophée BMW. Sans surprise, le casting des dragonistes est digne des Molières, avec 200 comédiens en lice et 15 nationalités représentées.

Ce n’est qu’un au revoir

‘Il n’est si bonne compagnie qui ne se quitte’ et le Grand Prix Guyader 2015 ne trahit pas la formule. Le dernier salut des bateaux de course au large à la baie de Douarnenez s’est déroulé dans une ambiance humide, le vent de 12 nœuds venu du sud est ne parvenant pas à chasser les nuages. Il en faut naturellement plus pour décourager ces marins familiers de conditions météo musclées.

Au départ du premier parcours côtier ce matin, il y avait encore un peu de suspense pour les Multi 50 entre FenetreA/Prysmian et Arkema qui étaient ex-aequo et, en Classe 40, si la victoire était quasi assurée pour Nicolas Troussel (Bretagne Crédit Mutuel), ils étaient quatre à prétendre monter sur les deux autres marches du podium. Erwan Le Roux en Multi50 a remporté les deux parcours côtiers, la messe était donc dite. Quant aux Classe 40, c’est finalement Solidaires en Peloton (Thibault Vauchel-Camus) et L’Express (Pierre-Yves Lautrou) qui occupent respectivement la deuxième et troisième place au classement général du Grand Prix Guyader et du Défi Nautic. En Imoca, SMA est le vainqueur et, Oman Sail, seul dans sa catégorie n'avait bien entendu pas d'adversaire, à part Nicolas Parlier sur son Kite à Foil...

Les Dragon crachent le feu !

Ce n’est pas leur vitesse qui affole, mais l’acmé qui règne au sein de cette flotte de 60 Dragon. Il se dit que 15 d’entre eux peuvent gagner le trophée BMW 2015 et, pour tromper l’adversaire, certains racontent même qu’ils sont ici, à Douarnenez, pour se faire plaisir. Ainsi, Tam Nguyen (HKG 55) qui nous vient de Hong Kong avec des airs de ne pas y toucher se fait tout de même épauler par Jérémie Mion, Sofian Bouvette et Gildas Philippe (ils sont quatre parce qu’ils sont très légers). Les deux premiers forment l’équipage phare français en 4,70 pour les J.O de Rio et le troisième y a participé deux fois (en 2000 et 2004) et a été deux fois champion du monde, en 4,70 également. Aujourd’hui, ce talentueux Douarneniste est le coach de l’équipe féminine de 4,70 pour les prochains Jeux. Rien que ça ! Pour autant, ce jeune équipage, la moyenne d’âge est de 30 ans à bord de ‘Hippopo’, ne compte pas parmi les favoris. On attend surtout UAE 7, Rus 27, GER 11 ou RUS 76 sur le podium et, en outsider, l’équipage français de Christian Guyader sur FRA 365.

Jean Gabriel Le Cléac’h a lancé une seule course en guise de mise en jambes. Après un premier rappel général peu surprenant compte tenu de l’impatience des marins, la flotte s’est finalement disciplinée sous pavillon noir pour ouvrir le premier affrontement de ce trophée BMW. Cinq Dragon se sont vite détachés de leurs adversaires alors que le vent s’effondrait en baie de Douarnenez : UAE 20, GBR 761, SUI 313, GBR 780 et SWE 385. Au fil des milles, trois d’entre eux ont pris les commandes pour ne plus les lâcher et former le premier podium du jour. C’est donc Hendrik Witzmann (UAE 20) qui passe en tête, suivi de Gavia Wilkinson-Cox (GBR 761) puis de Grant Gordon (GBR 780) qui participe à son premier Grand Prix Guyader. A noter, la remontée spectaculaire des deux Dragon UAE, 7 et 8 qui sont revenus du diable Vauvert pour franchir la ligne dans le top 10 !

Les résultats du jour sont en ligne sur le site du Grand Prix Guyader

 

 

 

 


03-05-2015- Communiqué de presse

Ça s’en va et ça revient

Toujours aussi intense, le Défi Nautic s’est achevé aujourd’hui. Les fameuses lumières de la baie de Douarnenez ont salué les ultimes duels entre les bateaux de course au large, les Kite, les Moth, les Windsurf et les engins de vitesse. Du beau monde sur l’eau et un record historique avec la victoire de Nicolas Parlier en Kite à foil qui bat ainsi les multicoques. Pour les J80 c’était aussi les derniers rounds, quant à la flotte de la Barquera, elle a pu faire quelques ronds en baie, avant de regagner le port en fin de journée.

L’école des fans

A les entendre, participer au Grand Prix Guyader est un tel plaisir que les résultats sportifs viennent après, ou presque… Il est vrai que la formule du Défi Nautic est tellement atypique qu’elle a de quoi séduire et la fidélité des marins en témoigne chaque année depuis 15 ans. Alors, finalement tout le monde a gagné puisqu’à la fin, ils sont tous contents. «C’est un super concept » explique Paul Meilhat, le jeune skipper du 60 pieds SMA qui participe à son premier Grand Prix Guyader et surtout qui tire ses premiers bords à la barre de son Imoca. «Mine de rien, il y a un peu de pression, avec des parcours courts comme ceux d’hier, on a beaucoup de manœuvres à effectuer, ça me permet de prendre le bateau en main, c’est top ! Et puis cette baie est magnifique avec toutes ces séries qui naviguent, quel spectacle ! ».

Et pour lui donner raison et finir ce Défi Nautic en beauté, dans l’esprit du Grand Prix, Loïc Ponceau a lancé un dernier parcours du port du Rosmeur vers celui de Tréboul, pour toutes les séries, sans ligne d’arrivée, sinon la terre ferme, donc sans classement. Tout le monde a gagné on vous dit !

Côtiers, bananes et runs

Il y en avait pour tous les goûts en baie de Douarnenez aujourd’hui, le vent de sud ouest qui soufflait à 25 nœuds avait balayé les nuages et le soleil faisait enfin son retour.

Jean Coadou, le président du comité des J80, a mené sa troupe avec la compétence qui le caractérise et lancé la première régate à 11 heures pétantes, «comme dans les livres» s’amusait-il. Et comme c’était écrit dès ce matin, il a concocté trois parcours bananes pour clôturer ce Trophée Banque Populaire des J80. Sans surprise, l’équipage de Mathieu Salomon (Chariot Plus/Vannes Utilitaire) l’a remporté aisément. Ses poursuivants l’ont quelquefois inquiété, mais sans jamais réussir à le dominer, même si les derniers parcours d’aujourd’hui ont vu les écarts se resserrer. Ils ont quand même dû sentir la pression exercée par Co-Pilotes et Team Vendée, respectivement deuxième et troisième au général. « On est content » explique Mathieu Salomon, « c'était un beau championnat avec des belles conditions pendant tout le week-end. On a été en difficulté quand même sur la dernière manche ». Pour le deuxième, Maxime Mesnil de Co-Pilotes : « "Chariot" a fait une très belle course. On n'en fait pas une devant lui. On a essayé mais bon… »

Du côté de chez Loïc Ponceau, rigoureux président du comité du Défi Nautic, les choses ont été rondement menées avec deux départs pour des côtiers, pour les monocoques d’une part et pour les multicoques d’autre part. A la suite de quoi la ligne des runs a été ouverte.

Sur les côtiers, en monocoque, SMA (60’) et Bretagne Crédit Mutuel (Classe 40) ont franchi la ligne les premiers de leur série, tandis qu’en multicoques, Oman et FenetreA Prysmian se sont emparés de la première marche du podium de leur catégorie.

Quand ont débuté les spectaculaires runs, le vent avait fraîchi pour le plus grand plaisir des concurrents. Notamment les Kiter à foil… Et le grand vainqueur du Défi Nautic est justement Nicolas Parlier, qui, avec un run à 32,61 nœuds de moyenne bat Oman Sail, le Mod 70 de Sydney Gavignet et ses 30,30 nœuds. Une première dans l’histoire de ce défi !

Enfin, à 14 heures, la Barquera 2015 a enfin pu mettre les voiles… et partir pour cette course au plaisir à laquelle ses adeptes aspirent tant. Faute de traversée du golfe de Gascogne, BMS (bulletin météo spécial) oblige, les 18 concurrents ont participé à une régate de 19 milles en baie de Douarnenez dans 25 nœuds de vent de sud-ouest, avant une deuxième régate, dès lundi matin, sous forme de grand parcours côtier de 50 milles.

Mise à l’eau et reste à terre

Demain, à 14 heures, débuteront les courses de Dragon dans le cadre du Trophée BMW, elles se poursuivront jusqu’au 8 mai. Comme chaque année on attend une myriade de médailles et de titres mondiaux pour cette épreuve, fondatrice du Grand Prix Guyader. Les mises à l’eau de ces mythiques et si élégants bateaux s’enchaînent au port de Tréboul. Et le mélange des genres continuera en baie de Douarnenez puisque les bateaux de course au large tireront leur révérence sur un dernier côtier. Les bêtes de course du troisième millénaire et les Dragon de 86 ans croiseront donc en baie et ça aussi, c’est l’esprit du Grand Prix Guyader.

« Un hamburger avec des algues ira avec vous ? Chéyeyey !», comme on dit à Douarnenez, s’il manque l’accent des Penn Sardin, au village des marins et de la CCI Quimper Cornouaille, ça ne manquait pas de goût et de saveurs. Laurent Tanguy, le chef de l’Armor, le restaurant de l’hôtel Thalasstonic de Douarnenez, est venu avec sa brigade agacer les papilles des visiteurs. Au menu : hamburger de rillettes terre et mer Guyader, gaspacho vert au thermomix sélection coquelibio, maki de blé noir façon complète au jambon blanc. C’est long à décrire, mais ça se mange trop vite et c’est diablement bon !

Tous les résultats sont en ligne sur le site du Grand Prix Guyader

 

 

 

 

02-05-2015- Communiqué de presse

Hissez haut à Douarnenez quand David bat Goliath !

 

C’était la première journée des runs du Défi Nautic au Grand Prix Guyader, celle qui met en scène de curieux duels, totalement improbables et uniques, entre des Kite à foil, des planches, des Moth et des multicoques de course au large de 50 et 70 pieds et, pour la première fois, le petit a battu le géant ! C’était aussi la journée du départ de la Barquera, mais les conditions météo annoncées pour les jours qui viennent ont contraint la direction de course à reporter celui-ci. La flotte des 18 bateaux restera donc au port jusqu’à nouvel ordre.

Et ce qui devait arriver…

Voilà 13 ans que le Défi Nautic existe et 13 ans que ce challenge imaginé par l’organisation du Grand Prix Guyader fait la part belle aux bateaux de la course au large, même si leur hégémonie était grignotée run après run. Les petits avaient déjà réglé leurs comptes aux Imoca et aux Multi50 mais il leur restait encore de l’appétit pour dévorer les Ultimes. Seul dans cette catégorie cette année, le MOD 70 Oman Sail, était donc la cible du jour. A la manœuvre, en Kite à foil, une armée de titrés, dont Sophie Caillet, championne du monde, Bruno Sroka, triple vainqueur de la coupe du monde, d’Europe et de France et enfin, Nicolas Parlier, le champion du monde en titre. «C’est unique au monde cette confrontation ! Se frotter à ces engins, c’est extraordinaire ! » expliquait Laurent avant de s’envoler en baie de Douarnenez. « Aujourd’hui, notre adversaire c’est clairement Oman Sail ! ». «Nico est en forme» s’amusait Sophie Caillet, «il pourrait bien n’en faire qu’une bouchée». Et voilà ! patatra, le record est tombé et c’est bien Nicolas qui a croqué les 70 pieds et les trois coques du bateau de Sydney Gavignet ! Nicolas à 31,47 nœuds et Sydney à 30,30 nœuds. Il paraît que demain les conditions seront encore meilleures pour la bande des David, Goliath a intérêt à bien se tenir, ils ont les crocs !

La Barquera se queda en Bretaña

Météo France a lancé un avis de grand frais lancé qui a contraint le comité de course de la Barquera a reporter le départ. Envoyer 60 marins prendre des risques inconsidérés dans une mer forte à très forte, par 30 à 35 nœuds de vent de sud-ouest, donc dans le nez… n’était pas envisageable. François Séruzier, le directeur de course a donc pris la seule décision qui s’imposait : annuler la double traversée du golfe de Gascogne. Pour autant, un « plan B » a été mis en place pour offrir une alternative aux 18 unités engagées.  «Nous sommes en train de peaufiner deux parcours côtiers de remplacement, de 50 à 150 milles, permettant aux Barqueristes de régater entre les passages de front » expliquait François Séruzier ce matin lors du briefing.

On se dirigerait ainsi vers une première régate lancée ce dimanche 3 mai en fin de journée vers la Bretagne nord et retour dans la journée de lundi, puis une deuxième mercredi vers la Bretagne sud avec retour jeudi ou vendredi. L’occasion de goûter à la « course au plaisir » que reste la Barquera… à défaut de tapas.

A toi à moi ou tout pour moi !

A côté de ce duel inouï entre Nicolas Parlier et Oman Sail, des luttes fratricides ont eu lieu en baie de Douarnenez. Entre les runs et les côtiers, ils ne se sont pas fait de cadeaux ! Alors qu’hier, Erwan Le Roux (FenetreA Prysmian) dominait la flotte des Multi50, aujourd’hui, son collègue d’Arkema, Lalou Roucayrol, a repris la main. Ainsi, sur les runs, l’Aquitain battait le Trinitain qui reprenait l’avantage sur le côtier de ce matin mais cédait à nouveau la tête sur les deux parcours côtiers suivants. Nicolas Troussel (Bretagne Crédit Mutuel), l’homme fort d’hier en Classe 40, a dû céder le pas sur les runs et les côtiers, L’Express de Pierre-Yves Lautrou portait bien son nom aujourd’hui, le plus rapide sur les runs, il a aussi remporté le premier côtier et c’est Solidaire en Peloton de Thibault Vauchel-Camus qui a gagné le second côtier. Nico Troussel a fait deuxième aux deux courses du jour.

Sur d’autres séries, les victoires se sont enchaînées et les leaders n’ont pas laissé un os à ronger à leurs adversaires. Ainsi, SMA (Paul Meilhat) était le roi de la baie en Imoca, quant aux J80, la domination de Chariot Plus/Vannes Utilitaire (Mathieu Salomon) est tout simplement insolente puisqu’ils ont gagné toutes les courses d’hier et d’aujourd’hui. Qu’on se méfie de cet équipage de jeunes qui reviendront en fin de semaine affronter en Diam 24 les ténors de la série…

A terre, on s’affaire

Au Port Rhu, la fête se poursuit jusqu’à la fin du week-end, enrichie aujourd’hui par un tournoi de kayak Polo très animé. Le public a pu ainsi découvrir ce sport très spectaculaire et très « engagé » au cours de la dizaine de matchs réalisée. L’association d’Armor Kayak Douarnenez a même corsé l’exercice en mixant les équipages qui étaient composés de concurrents de 8 à 50 ans ! Sur les quais, les animations, jeux, expositions et autres concours de godille en hommage au patrimoine maritime vont continuer encore demain. Et à Tréboul, marins et visiteurs se croisent et se côtoient au cœur du village de la CCI Quimper Cornouaille. La grisaille n’ayant en rien altéré l’intérêt que suscite le Grand Prix Guyader.


Les résultats sont en ligne sur le site du Grand Prix Guyader

 

 

 

01-05-2015 - Communique de presse

Grand Prix Guyader : Acte 1

 

C’est parti pour 10 jours de fête à Douarnenez avec un premier week-end pour le moins intense. Les trois ports sont aux couleurs du Grand Prix Guyader à terre comme en mer, les trois coups ont eu lieu. En baie, ce sont les bateaux du Défi Nautic et les J80 du Trophée Banque Populaire qui ont ouvert le bal, tandis qu’à terre, Le Port Rhu a largement ouvert ses portes sur la culture maritime et les quais de Tréboul se sont animés grâce au village de La CCI Quimper Cornouaille.

Côtiers et bananes

Loïc Ponceau et Jean Coadou étaient les Comités à la manœuvre aujourd’hui, qui sur le Défi Nautic et qui sur les J80. Au programme : Parcours côtiers pour les bateaux de course au large et parcours bananes pour les J80. Les monocoques (60 et 40 pieds) ont été les premiers à régater sur ce 16ème Grand Prix Guyader avec un départ à 11 heures pour un côtier de 22 miles. Trente minutes plus tard, Loïc Ponceau lâchait les multicoques (Multi 50 et Ultime) sur un côtier de 27 milles. Les arrivées de ce premier round se sont rapidement succédées toutes classes confondues et c’est Nicolas Troussel, sur le Classe 40, Bretagne Crédit Mutuel Elite, qui, le premier, a inauguré la ligne d’arrivée du Grand Prix Guyader 2015 en remportant, haut la main, le premier côtier. Et il a renouvelé l’exploit sur le second parcours.

Oman Sail, majestueux et unique dans sa catégorie des Mod 70, skippé par Sydney Gavignet, a évidemment devancé tous les Multi 50 qui étaient menés par Erwan Le Roux (FenetreA Prysmiam) après un duel serré avec Lalou Roucayrol sur Arkema.

Enfin, en Imoca, le tout nouveau skipper de la série, Paul Meilhat sur SMA, démarre en fanfare sa saison en s’adjugeant deux victoires sur deux courses.

Les J80 ont gagné la zone de départ vers 13 heures, le vent était alors quasiment nul et ils ont dû attendre 13 h 43 pour prendre le départ du premier parcours banane de la journée, alors que le vent était revenu et établi à l’ouest pour 12 nœuds. Jean Coadou leur a offert trois belles régates, menées tambours battants par Mathieu Salomon sur Chariot plus/Vannes Utilitaire qui a dominé les débats et gagné toutes les courses, dont la dernière avec un wagon d’avance. A son bord, le plus jeune concurrent du Grand Prix Guyader a 10 ans, c’est un certain Eliot Coville. Avec 16 bateaux, la flotte des J80 n’est pas très imposante, mais les meilleurs sont là, avec notamment le Champion d’Europe et vice-champion de France (Chariot Plus/Vannes Utilitaire) et le vice-champion du Monde.

Le kouign-Amann à l’honneur

C’est la spécialité de Douarnenez, ce gâteau inimitable aurait été inventé par hasard vers 1860 par un boulanger douarneniste, Yves-René Scordia. Sa préparation est réputée délicate, comme en témoigne le dicton qu'affichent certains pâtissiers douarnenistes : «Le fait qui veut, le réussit qui peut». Aujourd’hui à Tréboul, dans le village des marins et de la CCI Quimper Cornouaille, c’est Alain Le Berre, le président de l’association du véritable Kouign-Amann de Douarnenez qui est venu, en personne, réaliser cette délicieuse pâtisserie sous les yeux attentifs d’un public gourmand. La dégustation qui a suivi a naturellement ravi les papilles et prouvé, une fois de plus, que le meilleur Kouign-Amann est bien de Douarnenez !

Kénavo my love !

Inventé par Bruno Jourdren, célèbre régatier et inconditionnel du Grand Prix Guyader, ce ‘Kénavo my love’ est pour lui le mot de la fin de tous les grands prix. « Ça veut tout simplement dire, je m’en vais mais je reviendrai parce que je t’aime. Il y a ici, des gens qui prennent leurs vacances pour être bénévoles sur l’événement, c’est énorme ! Ce sont des passionnés, ils innovent tout le temps. Le Grand Prix, c’est tout simplement incontournable et je pense que je n’en ai pas raté beaucoup. J’ai navigué à la voile ici sur à peu près tous les supports et il n’y a qu’au Grand Prix que l’on voit ça, toutes ces disciplines confondues. Pour moi, c’est un exemple, à terre, comme sur l’eau. L’organisation est formidable, capable de réunir une telle qualité de plateau avec des sportifs de haut niveau tout en conservant cette convivialité unique. Sans parler de la baie, on pourrait organiser les Jeux Olympiques ici ! ». Et ‘Nono’ sait de quoi il parle, puisque après une médaille d'argent obtenue aux JO de Pékin (2008), une 4ème place à ceux de Londres (2012), il est qualifié pour ceux de Rio en 2016. Cette belle histoire d’amour entre la baie de Douarnenez et Nono a commencé il y a bien longtemps, c’était en 1973, quand il est devenu champion de France en Optimist, ici, à Douarnenez. Sur le Grand Prix Guyader 2015, il courra en Dragon (FRA 417) et en Diam 24 avec Kito de Pavant (Made in Midi).

A Douarn’, on se déplace écolo

Le Grand Prix Guyader est donc éclaté sur le territoire douarneniste et pour que le public ne rate rien de tous les spectacles et animations, deux services de transport gratuits ont été mis en place. Par la terre, avec le Bluebus qui relie les trois ports et par la mer avec la navette maritime.

Tous les résultats des courses du jour sont en ligne sur le site du Grand Prix Guyader