10-05-2015 - Communiqué de presse

Pêche, Paddle, Diam 24 et soleil pour un final magique !

 

Le Grand Prix Guyader 2015 est une réussite et ce, malgré une météo parfois maussade en début de semaine. La richesse des plateaux sportifs, la diversité des disciplines nautiques, la convivialité et le professionnalisme de l’organisation, la vie à terre avec des animations de qualité, l’engagement des 300 bénévoles, c’est bien ce cocktail, parfois improbable et toujours unique, que l’on nomme l’esprit du Grand Prix Guyader, qui a contribué à faire de ce millésime 2015 un grand cru. Et, aujourd’hui, pour le final, le soleil et le vent avaient rendez-vous en baie de Douarnenez !


Apothéose avec les Diam 24 !

C’était magnifique d’assister aux régates des 22 Diam 24 engagés sur le Trophée CCI Quimper Cornouaille, sur l’eau, comme à terre, le spectacle était garanti, les multicoques évoluant à quelques encablures du port du Rosmeur. Ils sont impressionnants ces véloces bateaux du Tour de France Voile et les empoignades sont musclées au passage des bouées. Jean Coadou, le Comité de course a su maintenir un rythme élevé pour cette dernière journée de course, enchaînant les manches pour les deux ronds. La flotte des 22 concurrents étant divisée en deux : Les 11 premiers au classement général d’hier sur le rond Or et les 11 suivants, sur le rond Argent. Pour beaucoup d’équipages, il s’agit de prendre en main ce petit bolide avant la grande boucle et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a de l’expertise à foison sur les Diam 24. Ils apprennent vite les gaillards, et les filles ! Naturellement, les plus réguliers et les plus aguerris ont dominé le Trophée, mais on a vu quelques belles performances aujourd’hui, à l’instar de Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), le vainqueur de la Barcelona Word Race qui a remporté la première course du jour du rond Argent avec un wagon d’avance sur Sodebo. Mais malgré une belle journée pour le Suisse, qui réalise l’une des meilleure progression du Trophée, au classement général de ce rond, après 10 courses, c’est sans conteste Vincent Riou (PRB) qui l’emporte avec 6 points d’avance sur Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) et 13 sur Antoine Carpentier (Courrier Choc).

Les 11 premiers d’hier étaient rassemblés sur le rond Or. Inutile de préciser que la bataille a été rude, ça fumait sur le plan d’eau ! Pour preuve, entre le premier à franchir la ligne et le dernier, il y avait souvent à peine une minute… Seul, François Gabart (Macif) a réussi à inquiéter un Fred Guilmin (Combiwest) très inspiré, mais le vainqueur du Vendée Globe a dû s’incliner face à la régularité exceptionnelle de l’équipage de l’APCC dont le plus mauvais classement aura été 6ème ! Et c’est avec 21,5 points d’avance que Combiwest remporte Le Trophée CCI Quimper Cornouaille du Grand Prix Guyader. Dynamique Voile (Emeric Dary) finit troisième.

Les Paddle en force !

A 14 heures, alors que les Diam rentraient au port, les 75 concurrents du Trophée Materne, Coupe de France qualificative pour le Championnat de France, s’engageaient dans le chenal de Tréboul. Là encore du grand spectacle ! Sept femmes, cinq juniors et 63 hommes prenaient le départ d’une course de 14 kilomètres dans d’excellentes conditions, le soleil dominant toujours le ciel de Douarnenez. Avec un vent de sud et une mer plate, pour les moins entraînés, l’exercice était plus simple qu’hier et se révélait, presque, une simple formalité pour les cadors que sont Arthur Arutkin, l’homme à abattre du jour (double champion de France, vainqueur d’hier), Ludovic Dulou (vice champion du monde), Romuald Mamadou (champion de Guadeloupe), Didier Le Neil (vainqueur de l’édition 2014), ou encore Greg Closier, le meilleur Français du moment. Rien n’y a fait, la domination d’Arthur Arutkin n’a pas vacillé face aux assauts de ses principaux adversaires. En une heure et 10 minutes, il les avait battus.

Et, au beau milieu de toute cette belle flotte, Christian Guyader, le Président de Groupe partenaire principal du Grand Prix, portait le dossard 80. Non content de régater en Dragon toute la semaine, celui-ci a participé aux cinq courses de Diam 24 hier et s’est inscrit sur le long parcours des Paddle aujourd’hui ! C’est ce qu’on appelle s’engager ! Il a fini 66ème en 1 heure 56 et 27 secondes. Chapeau !

Le concours de pêche s’est déroulé à merveille, les résultats comptables ne sont pas encore communiqués à l’heure où nous publions ces lignes, mais avec 51 bateaux inscrits, dont un composé d’un équipage exclusivement féminin, les organisateurs ont gagné leur pari de marier tout ce qui flotte en baie de Douarnenez !

Et voilà, c’est fini…

Le moment est venu de tourner la page de ce Grand Prix Guyader 2015, qui marquera durablement les esprits. Et bizarrement, même si la météo n’a pas toujours été du côté des organisateurs, régates annulées, Barquera bloquée…Tous, marins, bénévoles, pêcheurs, animateurs, spectateurs, s’accordent pour dire que ce Grand Prix fait partie des meilleurs. Créé en 2000, l’événement n’a cessé de se renouveler et de se développer. Pour cette 16ème édition, 15 séries de bateaux étaient représentées, 24 associations se sont investies, 300 bénévoles ont relevé les manches, du matin au soir, à terre comme en mer. Aujourd’hui, le Grand Prix est l’un des plus grands rassemblements nautiques en Europe, toutes séries confondues et c’est bien ça qui le rend unique, ce mélange de supports et de générations de marins. On y voit les Pen Duick et les Mod 70, les bateaux de pêche et les 60’ Imoca, les Paddle et les Classe 40, les Dragon et les Diam 24, les J80 et les Multi50. La richesse et la diversité de ce plateau se retrouve aussi humainement, quand sous la tente du village de la CCI Quimper Cornouaille, François Gabart discute avec Lawrie Smith ou encore quand Nicolas Parlier rencontre Sydney Gavignet qu’il vient de battre avec son Kite à Foil…

Le Grand Prix Guyader a quelque chose de généreux qui tient à cette qualité de partage et d’ouverture. On ne fait pas que du sport, on y mange, on y chante, on y rit aussi. Cette convivialité légendaire du Grand Prix ne peut exister que parce qu’elle repose sur une organisation au cordeau et celle-ci est due en grande partie à la qualité des trois présidents de comité de course que sont Loïc Ponceau, Jean Gabriel Le Cléac’h et Jean Coadou et à la rigueur du jury international présidé par Yves Léglise.

Enfin, pour assurer le spectacle en mer en toute sécurité, il faut le stoïcisme et la fermeté d’un José Pensec…

Et comme dirait Fred Guilmin, le grand vainqueur en Diam 24 aujourd’hui : « Plaisir et victoire : souvent les deux vont de pair en tout cas dans la durée »

 

Dans l'oeil du Dino

 

A l'heure du Grand Prix Guyader: Douarnenez, ses dragons et ses dragonnes....

Aujourd'hui, Axelle Nedelec, déracinée consentante.

Etrangement, certaines fortunes de mer peuvent être les bienvenues. Ce fut le cas pour Andrea Iacopini, engagé dans la Mini Transat 2013 et victime d'un naufrage lors de ce départ aux conditions météo apocalyptiques. Sur le bateau venu secourir le navigateur italien se trouve alors Axelle Nedelec, Douarneniste et bénévole aussi sur cette course transatlantique. Leur rencontre est un coup foudre. La jeune femme, aujourd'hui âgée de 29 ans, quittera tout pour suivre son marin au fort accent romain. Fille d'une famille de Douarnenez habitant sur les hauteurs de Tréboul, Axelle quitte sa Bretagne pour Rome. Depuis cinq mois, elle est l'heureuse maman de Ezio, un petit garçon qui ne s'effraie plus lorsqu'il entend parler autre chose que de l'italien.

Ingénieur dans le bâtiment, Axelle ne travaille plus beaucoup depuis qu'elle a rencontré Andrea. Le couple s'est installé à Monteporzio Catone, un petit bourg situé sur les collines au sud de Rome et Axelle ne parle pas encore assez bien l'italien pour pouvoir espérer trouver du boulot. C'est Andrea, consultant en sécurité informatique, qui fait vivre la petite famille.

Mais pendant que, parallèlement, Andrea prépare sa Mini, Axelle a pris Ezio sous le bras et est revenue à Douarnenez pour le Grand Prix de Guyader. Son rôle est très précis au Grand Prix puisqu'elle assiste depuis des lustres Loic Ponceau, le directeur de course. Le duo est bien rôdé. "Nous avons l'habitude de travailler ensemble pour donner les départs, faire les pointages, retracer les parcours, calculer la vitesse des runs.... dit-elle. Mon père est également bénévole sur les pointages. Je m'occupe aussi de la logistique puisque c'est moi qui ai fait les plans du chapiteau. Il fallait que je vienne ici. C'est un rendez vous où on sait qu'on va revoir tout le monde. C'est surtout un job où je ne peux pas lâcher Loic du jour au lendemain sans former quelqu'un pour me remplacer. Cette année, Loic a insisté pour que je sois bien là".

Depuis les familles font la navette entre la pointe du Raz et la ville éternelle. La famille d'Andrea se trouvait à Douarnenez pour le départ de la Mini en 2013 mais le couple ne se connaissait pas encore. Depuis, la famille Nedelec a déjà fait deux fois le voyage en Italie pour rendre visite au petit dernier de la lignée. Mais le couple pense à rejoindre une grande ville, sans doute en France. En attendant, pour ce traditionnel retour au bercail, Axelle est choyée avec une mère qui adore pleinement jouer son rôle de grand mère. "Actuellement, Andrea est en plein préparatifs pour sa Mini, dit-elle. Mais dès juin ce sera terminé. De toutes façons, tout le monde a rendez-vous en août à Douarnenez pour célébrer notre mariage!"

 

09-05-2014 - Communique de presse

Grand Prix Guyader, encore et encore !


Dernier week-end de fête à Douarnenez. Et la ferveur ne faiblit pas avec l’arrivée, aujourd’hui, dans le cadre du Trophée Materne, des meilleurs pratiquants de Stand Up Paddle de l’hexagone et les régates des Diam 24 One Design qui battent leur plein. Pendant ce temps là, le concours de pêche de demain se prépare et une course de Kayak de mer, la Coupe du Finistère jeune d’océan racing, destinée aux enfants de 7 à 12 ans, a été lancée au départ de la plage des Sables Blancs. Pas de temps mort au Grand Prix Guyader !


Rock’n roll en Diam !

Des hommes à la mer, quelques dégâts matériels… Le Trophée CCI Quimper Cornouaille est musclé ! Les 22 équipages des Diam 24 sont venus au Grand Prix Guyader pour un test grandeur nature avant leur grand rendez-vous sur le Tour de France Voile. Nouveau support pour le Tour, ce trimaran sportif est quasiment en phase d’essai tout comme les marins qui les mènent. «On est en apprentissage» explique Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), « si on est dans le top 10, on sera content ». Christophe Gaumont, le directeur de course du Tour a fait le déplacement à Douarnenez pour observer le comportement de cette nouvelle série monotype. «C’est nouveau pour nous tous et ces régates en amont sont très importantes, finalement, nous, comme les coureurs, sommes en mode observation et apprentissage ». Christopher Pratt (Maître Coq) se sent rajeunir : « On retourne aux années dériveur, nous ne sommes que trois à bord et un peu tout le temps dans l’eau. C’est un autre exercice que la course au large, dynamique, sportif et rigolo ». A propos de course au large, les ténors de la discipline sont à la peine pour le moment. Ce sont les « petits jeunes », issus du laser, du match race et du J80 qui mènent la danse, ici à Douarnenez, même si le « métier » d’un François Gabart (Macif) se fait ressentir au fil des régates et qu’il progresse à la vitesse grand V.

Aujourd’hui, Jean Coadou, le comité de course, a divisé la flotte en deux groupes et donc lancé des courses séparées sur des parcours construits à l’image du Tour de France. Cinq courses de 20 minutes pour chacune des flottes avec un vent de 15 à 20 nœuds sur une mer plate. Malgré ces conditions idéales, il y a eu quelques « ratés ». Notamment lors d’une collision entre Macif et Vannes Agglo, deux hommes ont été éjectés des trimarans, sans blessures, juste une petite frayeur et une tête de safran cassée sur le Diam 24 de Mathieu Salomon. Et, gentleman, François Gabart, lui en a prêté une pour qu’il puisse continuer les régates.

A l’arrivée aux pontons, tout le monde était rincé, certains plus heureux que d’autres… Damien Seguin, 10ème après 7 courses (Fondation FDJ) : «C’était une journée intense mais le rythme est sympa. Nous gagnons la première manche et ça fait du bien à tout le monde. Nous étions comme des fous. C’est bien pour l’équipage, pour la confiance, pour notre capacité à prendre des risques. »

Le grand vainqueur de la journée et au classement général après 7 courses est l’équipage de Frédéric Guilmin, épaulé par Damien Iehl et Louis Claeyssens sur Combiwest, tous trois issus du match race. Simon Moriceau (West Courtage-Ecole Navale) et Mathieu Souben (Prince de Bretagne) s’emparent de la deuxième et troisième marche du podium. Fred Guilmin, Combiwest : «Nous avons super bien navigué sur les trois premières manches, sur tous les plans. Nous avons pris de bons départs et nous étions inspirés sur le plan d’eau. Tout s’est bien déroulé, nous avons toujours su remonter sur les autres quand il fallait. Nous étions dans le tempo. Quand ça se passe aussi bien que ça, c’est super. Nous sommes dans une très bonne dynamique».

Une armada de Paddle

Premier acte des courses longues distances du Trophée Materne de Stand Up Paddle aujourd’hui. Ils sont 44 concurrents à s’être inscrits pour ce parcours de 17 kilomètres en baie de Douarnenez. Avec le soutien du Riskladenn Surf Club, cette nouvelle discipline intégrée au Grand Prix Guyader prend de l’ampleur, en effet, demain, lors du deuxième acte de ce Trophée, ils seront 80 inscrits sur la Coupe de France qualificative pour le Championnat de France. C’est en moins de deux heures que les premiers ont avalé les 17 kilomètres de course réalisée avec le vent et la houle dans le dos. Le double champion de France, Arthur Arukin est le vainqueur de cette première course de Stand Up Paddle.

J-1 pour le concours de pêche

Hier après-midi, au port de Tréboul, une animation encadrée par Kefil était proposée aux enfants de plus de 10 ans. Ils étaient 34 inscrits. A l’issue de celle-ci, tous les enfants ont participé à une tombola et gagné des cannes, des moulinets et des lignes… Aujourd’hui, ce sont des animations de pêche aux leurres qui étaientt programmées pour les adultes. Cinq bateaux dédiés à cette animation étaient mis à disposition pour découvrir ou perfectionner les techniques de ce type de pêche. En parallèle, Les marques Humminbird et Lowrance, proposaient la découverte ou le perfectionnement de l’utilisation en pêche des combinés sondeur/GPS, et, sur le quai, à proximité du village de la course, un bassin permettant de visualiser la nage des leurres était mis en place par la société Fiiish.

Demain, on passe aux choses sérieuses avec le concours de pêche, 54 bateaux sont attendus, 7 avec des juniors, un équipage féminin et 6 équipages mixtes. La flotte est composée de vedettes, de coques open et de semi-rigides.

 

Dans l’œil du Dino

 

A l'heure du Grand Prix Guyader : Douarnenez, ses dragons et ses dragonnes...

Aujourd'hui, Hervé Favennec, et la bière fut

Certains l'auront croisé sur un reportage bardé d'appareils photo dernier cri. D'autres ne le connaissent que derrière son comptoir de la brasserie "La Pointe" située sur le port de Tréboul. Hervé Favennec, 54 ans, ancien photographe de presse basé à Paris dans les années 90, s'est construit une reconversion à son image. Venu de Carhaix dans le centre Bretagne, patrie des Vieilles Charrues, Hervé est ce phare dont Douarnenez avait besoin. Depuis son arrivée il y a quinze ans à Tréboul, il connaît tout le monde et tout le monde le connaît, à coup de poignées de mains chaleureuses, de tapes dans le dos et de coups de gueule inévitables. "Il y a une certaine similitude entre Carhaix et Port Rhu, dit-il. Lors du premier festival, c'est l'entrée de Port Rhu qui avait été reproduite à Carhaix. Lorsque j'étais aux Beaux Arts de Quimper, c'est ici qu'on venait faire nos virées. Cela m'est resté quand il a fallu que je m'installe!"

Mais Hervé c'est aussi un point de référence primordial pour la cité du Finistère. Lorsque Yann Kersalé, le plasticien lumière, parle de lui, c'est en éloges sans retenues. "Il ne se rend pas toujours compte que son bar fait office de MJC à Douarnenez, affirme Yann. Ici c'est un peu le camp de base pour tout le monde. Lorsqu'il est fermé on est tous orphelins, ne sachant pas où aller". Hervé le sait parfaitement. "Je ferme trois mois l'hiver pour voyager et continuer à faire mes reportages photos, dit-il. Je suis allé en Inde, je me rends avec les uns et les autres à l'arrivée des courses de voile. Un voyage est d'ailleurs prévu en Guadeloupe pour la Mini. Je sais que les gens râlent quand je suis fermé. A Douarnenez, les gens aiment sortir et se retrouver hors de chez eux. Ici c'est un endroit qui fédéralise". Pendant le Grand Prix Guyader, "La Pointe" ne désemplit pas. Si on cherche quelqu'un, on commence d'abord par la terrasse protégée située près du Yacht Club. On y laisse un message, on en fait passer. L'endroit est prisé par les rencontres organisées. "Le Clezio, qui habite Douarnenez, y a récemment organisé une réunion avec des écrivains, raconte-t-il. Je vois passer des gens de tout bord". Toujours au courant de ce qui s'est passé sur l'eau grâce aux témoignages des skippers qui s'y rendent avant et après les régates, Hervé incarne cette vie associative qui fait aussi la force du Grand Prix. A ses heures perdues, il entraîne les gamins du club de foot de Tréboul, histoire de sceller encore un peu plus sa nouvelle patrie. Et lorsque le soir se fait plus sombre, il rend son tablier pour discuter le bout de gras sans compter. Un rendez-vous immanquable et salutaire au moment du Grand Prix Guyader.

 

 

 

08-05-2015- Communiqué de presse

Un siècle de régates en baie !

 

Formidable croisement de générations de bateaux au Grand Prix Guyader aujourd’hui avec l’entrée en lice des 22 Diam 24 One Design. Le Dragon et ses 89 printemps qui faisait ses dernières régates n’a pas à rougir face à ces véritables petites bombes que sont les nouveaux trimarans du Tour de France voile. A bord des Dragon, des myriades de médailles et de titre mondiaux, quand les Diam 24 sont menés par les cadors de la course au large. Le souffle du Grand Prix Guyader ne faiblit pas !

La dernière embuscade des Dragonistes

Le Trophée BMW des Dragon s’est achevé aujourd’hui après deux belles courses très disputées. Les ‘gros bras’ de la série étaient à la manœuvre et entendaient bien marquer de leur empreinte cette édition 2015.

La première course a vu Marcus Brennecke (GER11) enlever la victoire, marqué à la culotte par Markus Wiezer (UAE 7) et Lars Hendriksen (DEN 138). En s’emparant de la cinquième place, Hendrik Witzmann (UAE 20) gardait toutes ses chances de victoire, sa plus mauvaise place de 23ème sur le Trophée pouvant être retirée.

Autant dire que la suite des hostilités a été tendue dans un vent de sud ouest forcissant jusqu’à 20 nœuds. C’est sous pavillon noir que Jean Gabriel Le Cléac’h, le comité, a lancé la dernière course des Dragon. «Beaucoup ont été bannis » constatait-il. Et en effet, 11 bateaux ont été disqualifiés pour avoir volé le départ sous pavillon noir ! C’est dans de belles conditions que les Dragon encore en course ont pu s’expliquer une dernière fois, la baie de Douarnenez leur rendant ainsi hommage avant qu’ils ne tirent leur révérence. Lawrie Smith (GBR 801) a fermé le banc de ce Trophée BMW.

Le Dragoniste sacré en 2015 est Hendrik Witzmann (UAE 20), suivi de Markus Wiezer (UAE 7) et de Lars Hendriksen (DEN 138). Le premier équipage français est celui de Fred Gourlaouen (FRA 207) qui se classe 13ème au général.

Quant aux garçons de Hippopo (HKG 55), on peut dire qu’ils apprennent vite les futurs sélectionnés aux J.0 de Rio en 4,70 qui viennent de découvrir le Dragon, puisqu’ils se classent cinquièmes au général !

La première envolée des Diam 24

C’est ici, à Douarnenez, que les Diam 24 ont tiré leurs premiers bords il y a deux ans. Ils sont revenus en 2014, à 8, au Grand Prix Guyader. Cette année, dans le cadre du Trophée CCI Quimper Cornouaille, ils sont 22 ! La série qui monte, qui monte et qui sera le bateau du Tour de France Voile a vraiment le vent en poupe. Pour preuve, le panel des marins qu’ils ont conquis : Armel Le Cléac’h, Vincent Riou, François Gabart, Bernard Stamm, Daniel Souben, Lionel Lemonchois, Franck Cammas, Thomas Coville, Loïc Fequet, Kito de Pavant, Alexia Barrier, Loïc Fequet, Damien Seguin… Sans parler des équipiers de choc, comme Christopher Pratt, Sébastien Audigane, Fabien Delaye, Ronan Lucas, Fred Guilmin, Bruno Jourdren… Du lourd, du très lourd sur ces petits trimarans de 450 kilos.

La présence de marins d’exception ne passe pas inaperçue au Grand Prix Guyader et, naturellement, les évolutions spectaculaires des Diam 24 attirent le public au port du Rosmeur et à Tréboul.

Un premier parcours côtier de 19 milles a été lancé par Jean Coadou et remporté par Combiwest (Frédéric Guilmin) devant Macif (François Gabart), ce dernier avait mené toute la course avant de se faire coiffer sur la ligne par les marins de l’APCC. Le deuxième côtier de 9 milles, assez musclé, a vu Loïc Fequet (Dunkerque Voile) passer la ligne en tête. Au général, ce soir, c’est Combiwest qui est en tête.

La Barquera, les 25 bougies sont soufflées

Privé d’Espagne pour cause de mauvaise météo, le jubilé de la Barquera Cup a finalement été superbe à Douarnenez. Anne et Sebastien IV remporte le classement général établi après trois régates dans la baie de Douarnenez et autour de Sein et Ouessant. Un joli retour pour l’équipage de Jacques Fily, qui signe sa 3ème participation.

«On remercie l’organisation et les décisions prises, tout a été très bien ». La phrase prononcée à de nombreuses reprises lors de la remise des prix a fait chaud au cœur. Les trois parcours concoctés par François Séruzier, le directeur de course, et Bertrand Nardin, le président du comité de course fédéral, ont fait l’unanimité parmi les concurrents. Heureux d’avoir quand même pu courir. Heureux d’avoir, pour la plupart, découvert l’écrin de la baie de Douarnenez et la beauté brutale des côtes au vent des iles de Sein et Ouessant.

 

Dans l'oeil du Dino

 

A l'heure du Grand Prix Guyader: Douarnenez, ses dragons et ses dragonnes....

Aujourd'hui, Marion Peuziat, un palais pour la vie...

Deux billes bleues éclairent un visage poupon rassurant. Sa blondeur l'empêche de renier ses origines douarnenistes. D'ailleurs elle n'en a aucune intention. Au contraire. Pourtant Marion Peuziat a quitté sa Bretagne il y a dix ans pour voler vers des cieux plus cléments. Tout d'abord dans le Var pendant cinq ans, armée d'un DESS de négociateur trilingue dans le commerce international puis plus récemment à Béziers où elle brille à la direction commerciale de la Croix Belle, un domaine vinicole de 800000 bouteilles qu'elle vante aux quatre coins de la planète. Indépendante, énergique et sociable, Marion a appris son nouveau métier sur le tas. "J'anime des dégustations, dit-elle. Et je suis en train de me faire un palais..." Jamais chez elle, ou très peu, l'avion est devenu une sorte de deuxième maison. "J'ai touché un peu à tout avant d'atterrir dans le vin il y a dix ans, dit-elle. Mes destinations arrosent surtout les pays de l'Europe du Nord avec une semaine sur deux en déplacement. J'habite dans ma valise. J'ai dormi 45 jours chez moi depuis le 1er janvier !" Depuis le temps qu'elle voyage en avion, elle assure même avoir envisagé de devenir hôtesse de l'air... "Mais j'étais trop petite !" dit en riant la jeune femme de 34 ans.

Le week-end dernier, le retour à Tréboul n'a pas été facile pour la petite fée des verres à pied. En provenance directe de Seattle et de Chicago, elle a erré dans son jet lag pendant quelque temps avant de commencer à faire le tour de ses amis pour des retrouvailles qu'elle apprécie plus que tout. Et comme chaque année, elle vient donner son temps de vacances au Grand Prix de Guyader. "J'ai demandé à être placée derrière le bar sous le chapiteau, dit-elle. Je ne navigue pas. J'avais commencé à donner un coup de main sur le kitesurf mais là, je me sens mieux derrière le comptoir". Mais Marion, petite fille de l'ancien député socialiste de la cité, connaît tous les dragonistes et les rencontre un peu partout dans le monde dès qu'elle le peut. "Il y avait une compétition en Hollande et je les ai rejoints, raconte-t-elle. Souvent quand je suis chez moi à Béziers, comme j'habite pas très loin de l'autoroute qui mène en Espagne, quand il y a des Douarnenistes qui passent, ils s'arrêtent à la maison". Saint Tropez, Cannes... à chaque fois elle profite des compétitions pour prendre des jours de congés et revoir les connaissances qui lui manquent. "L'important c'est la mer, lance la jeune femme. A l'occasion de la Mini, on s'est déjà organisés avec Hervé Favennec et quelques autres, pour aller vivre l'arrivée en Guadeloupe". Et tous les ans, de nouvelles rencontres viennent consolider son attachement pour ce rendez-vous immanquable. "Ce Grand Prix, c'est comme un rituel pour moi !‘’

 

 

 

 

 

07-05-2015- Communiqué de presse

Un temps de demoiselle, des régates compliquées

 

Deuxième jour de course pour les Dragon qui en sont privés depuis lundi et, comme de bien entendu, c’est après un rappel général que le départ a pu être donné. Les conditions météo avaient bien changé ce matin, ciel clair et petit temps en baie de Douarnenez. La flotte de la Barquera a elle aussi pu quitter le port de Tréboul à 8 heures 30. Le Grand Prix Guyader a repris des couleurs !

Grand Prix validé !

Il faut trois courses pour valider un Grand Prix Dragon et aujourd’hui, sur le Trophée BMW, Jean Gabriel Le Cléac’h a pu, par trois fois, lâcher ses 60 Dragon. Avec une course réalisée lundi, les Dragonistes peuvent désormais poursuivre leurs régates sereinement, ils ont de surcroît la possibilité de retirer leur plus mauvaise manche.

Les choses s’étaient bien calmées en baie de Douarnenez aujourd’hui et ce matin le soleil avait même daigné montrer le bout de son nez. Le vent instable et mou a compliqué l’exercice, générant de gros écarts et pas mal de surprises, « pour prendre le train, il faut être sur le quai de la gare » comme disait un ancien Dragoniste, spectateur avisé des régates. Il y en a un qui a pris le bon wagon et qui s’est même transformé en locomotive sur la première course. Christian Guyader (FRA 365), épaulé par Gwen Chapalain et Erwan Le Chat, ont signé un départ canon, seuls à droite de la flotte. Cette option gonflée a payé puisque c’est en tête qu’ils enroulaient la première bouée, suivis de près par un autre Douarneniste, Gilles Le Doaré, sur FRA 347. Ainsi le partenaire principal du Grand Prix Guyader et le président de la SRD ouvraient le bal de la journée avec brio. C’est finalement Naiad (GBR 764) qui les coiffent sur le poteau, Christian Guyader est deuxième et Gilles le Doaré, accompagné de Jean Gabriel Pasturaud et de Tanguy Ravac’h finissent quatrièmes cette première course. UAE 20, venant de nulle part, a effectué une remontée extraordinaire et s’est classé deuxième de ce premier round. Cette course très compliquée et très tactique qui a vu les meilleurs se faire distancer de plus d’un mille pour certains. Bien malin qui pouvait faire des pronostics. Et les courses suivantes ont confirmé que la roue de la loterie tournait et tournait encore… Deuxième course du jour avec des bouleversements impressionnants : les premiers disparaissent en milieu de classement et la victoire revient à GER 1162, qui était 37ème sur la première course, la deuxième place est tout aussi édifiante, avec l’Irlandais 216 qui avait franchi la ligne en 45ème position sur la première course du jour ! Quant à Fred Gourlaouen (FRA 207), il se classe 5ème alors que jusqu’au dernier bord il était deuxième… Une dernière course a été lancée, remportée au finish par Markus Wiezer (UAE 7), juste devant Lars Hendriksen (DEN 138), battu sur la ligne, suivi de Mikhael Senatorov (RUSS 31). Quand les favoris reviennent aux avant-postes…

Demain, des Diam, des Dragon, des Stand Up Paddle et un champion du monde !

Le dernier week-end du Grand Prix Guyader va être intense, il va y en avoir pour tous les goûts et pour tous les âges, des initiations et une randonnée en paddle, des régates de Diam 24 avec les ténors de la course au large, les Dragon qui poursuivront le Trophée BMW, des animations, des dégustations…

Et, pour finir en beauté, à 19 heures, Jean Le Cam recevra le Trophée de Champion du Monde Imoca 2014 pour ses deux victoires sur la Transat Jacques Vabre et sur la Barcelona world Race.

Ce titre lui a été remis officiellement à Barcelone, mais ‘le Roi Jean’ a souhaité le fêter à Douarnenez et au Grand Prix Guyader en compagnie de ses camarades de l’Imoca qui sont pour la plupart, présents en Diam 24. C’est François Gabart, le précédent Champion, qui lui remettra le Trophée signé d’Edouard Hervé, en présence de Jean Kerhoas, le président de la Classe Imoca. «C’est mon cinquième titre de Champion du Monde et cette fois, c’est sans bateau et sans sponsor personnels. Je suis une sorte de coucou en fait ! ». En effet, Jean a gagné la Transat Jacques Vabre sur PRB avec Vincent Riou et la Barcelona avec Bernard Stamm sur Cheminées Poujoulat. «Je les remercie tous les deux évidemment et leurs sponsors aussi ! ».

 

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A l'heure du Grand Prix Guyader: Douarnenez, ses dragons et ses dragonnes....

Aujourd'hui, Tatiana Kurbatova: un soleil se lève toujours à l'Est

Assise dans un des sofas en plein milieu de la tente du Grand Prix Guyader, Tatiana tapote sur son ordinateur, indifférente au va et vient incessant. Petite blonde aux grands yeux bleus, tirée à quatre épingles dans un petit ciré de marque, la jeune femme est passionnée par les Dragon depuis une vie. Originaire de Saint Petersbourg, Tatiana Kurbatova vient poser ses sacs de luxe à Douarnenez depuis sept ans. "C'est Louis Urvois qui m'a appelée un jour pour me proposer de venir donner un coup de main pour le Grand Prix Guyader, dit-elle. Les équipages russes viennent depuis longtemps participer à cette course et les organisateurs avaient besoin de quelqu'un pour les assister dans les traductions. Depuis, j'arrête tout pour venir passer ces dix jours en Bretagne. Nous, les Russes, avons toujours beaucoup d'affinité avec la France. Nous apprécions beaucoup la beauté des paysages et le côté sauvage de cette côte". Tatiana qui vient des 4.70, s'est depuis plutôt spécialisée dans l'industrie des yachts clubs. Organisatrice d'événements plus tournés vers les VIP, elle continue à occuper le poste de directrice de course pour les régates de Dragons. "En fait, je connais par coeur la communauté des Dragons depuis longtemps, assure la jeune femme. Et comme c'est ici que tout a commencé, je travaille pour que cet événement prospère". Crise oblige, les équipages russes sont moins nombreux dans la baie mais Tatiana trouve toujours la motivation pour faire le voyage de Dresde, la ville où elle a élu domicile pour que son fils puisse faire le conservatoire de piano.

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06-05-2015- Communiqué de presse

Demain est un autre jour…

Pas facile d’organiser une régate sur la façade atlantique par les temps qui courent, les coups de vent se succèdent et la mer est mal pavée, voire impraticable. Il faut donc que les comités trouvent la bonne fenêtre de tir, entre deux bastons, pour lâcher les marins. Jean Gabriel Le Cléac’h, le président du Comité pour les Dragon du Grand Prix Guyader, a préféré ne pas envoyer ses ouailles sur le plan d’eau aujourd’hui. Demain, les conditions s’améliorent et Jean Gab’ leur proposera trois courses. Il faudra quitter le port une heure plus tôt que prévu pour un signal d’avertissement à 10h30. Du côté de La Barquera Cup, l’heure est aussi à la prudence, François Séruzier, le directeur de course propose à la flotte des 16 bateaux un départ à 8h30 demain matin, pour un parcours de 110 milles en mer d’Iroise.

L’école de la mer

Courra ? Courra Pas ? Rassemblés autour d’un petit café au village du Grand Prix Guyader, les Dragonistes rongeaient leurs freins ce matin et c’est dans toutes les langues que la question se posait. Le vent était encore très fort et la mer trop grosse pour lancer une course. Peut être en début d’après midi ? Parmi les grands impatients, un petit bout de 10 ans trépignait. C’est la plus jeune concurrente dragoniste, elle est à bord pour faire ‘le poids’, les trois autres équipiers étant trop légers. Elisa Séruzier est en CM2 à Douarnenez et quand Bruno Jourdren, un ami de son père (le directeur de course de la Barquera), lui a demandé de les rejoindre, elle n’a pas hésité et tant pis pour l’école ! « Elle préfère se faire un peu houspiller par Nono qu’aller en classe », s’amuse Arthur Le Vaillant, lui aussi équipier de Corto (FRA 417), le Dragon de Hacene Abbar. Voilà deux jours qu’Elisa et ses 35 kilos tout mouillés restent à terre… Pour autant, il paraît qu’elle n’est pas allée à l’école parce qu’elle aidait Bruno Jourdren à préparer son Diam 24…

Pendant ce temps là, quelques courageux Dragonistes sont allés s’entraîner en baie de Douarnenez, une sortie sportive et tonique si on en croit leurs visages ravis au retour et les photos de François Van Malleghem…

Demain, le Café de la Marine du Télégramme se délocalise exceptionnellement au Grand Prix Guyader. Autour de Gilbert Dréan et de Jimmy Pahun, seront réunis au port de Tréboul, Christian Guyader, José Matoso, vice président de la classe Dragon et Sébastien Audigane, tout juste rentré de la Barcelona Race. Rendez-vous à 18 heures.

Dans l'oeil du Dino

A l'heure du Grand Prix Guyader : Douarnenez, ses dragons et ses dragonnes....

Aujourd'hui, Delphine Largenton : un couteau suisse sans cran d'arrêt

Sous le chapiteau édifié sur le port de Tréboul, elle est omniprésente. Telle une fée au sourire généreux, Delphine Largenton passe d'un lieu à un autre à la vitesse de la lumière. Cette ancienne nageuse de haut niveau est une sportive née, pourvu qu'elle ait les pieds dans l'eau. A 34 ans, elle a su faire rebondir sa carrière malgré un accident de parcours qui lui a coûté les ligaments d'un genou. "J'ai repris le sport en naviguant en Class 8 et en remportant les championnats de France, sourit-elle. J'ai fait du match-racing en compagnie de Claire Leroy puis je me suis inscrite à l'Institut Nautique de Bretagne (INB) de Concarneau, pour me spécialiser dans le technico-commercial des industries nautiques". Lorsque Gwen Chapalain la contacte en 2005, "Dédé" se trouve à La Baule. Le responsable du Grand Prix Guyader lui propose de prendre le poste de permanente à la Société des Régates de Douarnenez (SRD). Elle n'hésite pas une seconde pour rentrer dans sa patrie du Finistère. Là, elle doit toucher à tout et le fait avec une déconcertante facilité. "S'il faut aller sur l'eau pas de problème, que ce soit en kite ou sur n'importe quel bateau, dit-elle. Je suis là le matin tôt pour ouvrir le village, je suis souvent la dernière à en sortir, à m'assurer que tout fonctionne comme il faut. Je gère aussi l'intendance, la bouffe quand il y a certains invités de marque. Je m'occupe des conférences de presse, de la gestion de la sono. L'autre soir au dîner des équipages, c'est même moi qui ait assuré le rôle de Disc Jockey". Capable d'arriver au dernier moment et de dépatouiller le problème du moment avec un sourire inégalable, les autres bénévoles, les concurrents et la direction de course l'ont parfaitement comprise puisqu'ils l'ont rebaptisée "le couteau suisse" de l'association. "Tout le monde a mon numéro de téléphone et certains ne me connaissent que par mon surnom. Quand ils me voient j'entends souvent: "tiens, voilà le couteau suisse !"